jeudi 29 décembre 2005, 14h01
PARIS (AP) - Voici les principales revalorisations et les mesures attendues au 1er janvier 2006...
PARIS (AP) - Voici les principales revalorisations et les mesures attendues au 1er janvier 2006 :
MINIMA SOCIAUX
- le revenu minimum d'insertion (RMI) va être revalorisé de 1,8% au 1er janvier, passant à 433,06 euros mensuels pour une personne seule sans enfant, contre 425,40 euros actuellement. Pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant, il passe à 649,59 euros, tandis qu'il sera de 779,51 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant
- l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est revalorisée de 1,8% pour passer à 610,28 euros
SANTE
- les patients qui n'auront pas désigné de médecin traitant seront considérés comme "hors parcours de soins coordonnés" et leurs consultations ne seront remboursés qu'à 60% au lieu de 70%. Toutefois, les assurés qui n'ont pas consulté de médecin depuis le début de l'année peuvent attendre leur prochaine consultation, même après le 1er janvier, pour le désigner sans être pénalisés. Les spécialistes pourront faire payer un dépassement d'honoraires
- un ticket modérateur de 18 euros est institué sur les actes médicaux de plus de 91 euros. En sont exonérés les personnes souffrant d'une affection de longue durée, les femmes enceintes ou les bénéficiaires de la couverture maladie universelle
- le forfait hospitalier passe de 14 à 15 euros
- nouveau carnet de santé, avec renforcement de la prévention et création de pages spécifiques à certains problèmes de santé (allergies, pathologies chroniques, examens bucco-dentaires)
- instauration d'une visite systématique gratuite chez le dentiste pour les 6-12 ans
HANDICAPES
- entrée en vigueur des principales mesures de la loi sur le handicap, qui crée une prestation de compensation pour aider les personnes handicapées à assumer les lourds surcoûts de leur vie quotidienne, comme l'aménagement du logement ou de leur véhicule, l'achat d'un fauteuil roulant
LOGEMENT
- entrée en vigueur du nouvel indice de révision des loyers. Désormais, celui-ci prend en compte le coût de la construction pour un cinquième seulement de son total. Il est complété par deux autres indicateurs: celui du coût des travaux d'entretien et d'amélioration du logement, à hauteur de 20%, et celui du coût de la vie, à hauteur de 60% (tabac et loyers déduits)
FRANCE TELECOM
- l'opérateur historique va baisser à partir du 2 janvier les tarifs de ses appels des fixes vers les mobiles pour tous ses clients, une baisse qui ira jusqu'à 28% du prix-minute
GAZ
- pas de hausse des tarifs au 1er janvier pour Gaz de France. En revanche, les entreprises gazières qui n'ont pas été nationalisées en 1946, comme Gaz de Strasbourg ou Gaz de Bordeaux, ont demandé au gouvernement de pouvoir augmenter leurs prix pour stabiliser leur marge après la hausse des prix de l'énergie.
Les distributeurs attendent l'avis de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui sera transmis au ministère de l'Economie. Début janvier, ce dernier devrait donner son feu vert à cette hausse, qui devrait varier de 2,10 à 2,90 euros par mégawatt/heure, selon Pierre Roehri, président du Syndicat professionnel des entreprises électriques et gazières non nationalisées, qui compte 22 membres
FISCALITE
- mise en place de la déclaration de revenus pré-remplie pour tous les contribuables en 2006. Les principaux revenus figureront sur le document envoyé par l'administration fiscale
- création d'un bouclier fiscal qui plafonne les impôts (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux) à 60% des revenus. Le nombre de tranches de l'impôt sur le revenu sera par ailleurs ramené de six à quatre avec un taux maximal de 40%, contre 48,09% actuellement
- les donations entre parents et enfants, actuellement défiscalisées dans la limite de 50.000 euros tous les dix ans, seront rendues possibles tous les six ans
- les intérêts des plans d'épargne logement (PEL) de plus de douze ans seront imposables. Jusqu'à présent, ils n'étaient soumis aux prélèvements sociaux qu'à la fermeture du contrat
AP
Source : http://fr.news.yahoo.com/