Ille-et-Vilaine (35)
Alors qu'elle portait en elle "les germes d'immenses d'espoirs", en instaurant le principe du "droit à compensation", la loi du 11 février 2005 "révèle à présent ses faiblesses", a déploré, jeudi 19 octobre à Rennes, le collectif départemental des associations de personnes handicapées et de leur famille.
Nombreux sont les griefs fait par la trentaine d'organisations du collectif à la nouvelle législation, depuis le caractère "anormal et discriminant" de l'évaluation des personnes, pour bénéficier du droit à compensation, jusqu'à la mise en oeuvre "très décevante", avec certains décrets d'application, d'ailleurs parus avec beaucoup de retard, qui "réduisent les avancées de la loi".
Egalement dans la ligne de mire des associations, la mise en place des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), qui accumulent les retards dans le traitement des dossiers, ou les "lacunes inacceptables" de la loi, "étrangement muette sur certains sujets", comme le financement des aides ménagères ou le droit à la parentalité des personnes handicapées.
Au chapitre des nombreux problèmes qui restent encore à résoudre, poursuit le collectif, figurent encore l'accompagnement des enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire, "gravement menacé", ou l'absence d'aide prévue pour les étudiants sourds et malentendants.
Source : http://www.ash.tm.fr/